L'augmentation des réseaux sociaux crée de nouveau liens sociaux. Les différents aspects de l'identité des internautes se multiplient.

Dominique Cardon nous fait donc remarquer que des individus ayant des relations sociales restreintes, peuvent élargir leurs champs relationnels et donc obtenir des avantages sociaux et culturels grâce aux réseaux sociaux. La naissance des réseaux sociaux d'Internet a favorisé un lien beaucoup plus fort entre la discussion des individus et la circulation publique des informations. Le réseau social est ancré dans la vie au quotidien mais également dans le domaine aussi bien culturel que professionnel des individus.

 Le temps passé sur les e-mails est moins important depuis 2009 que celui passé sur les réseaux sociaux. En quelques années les réseaux sociaux ont pris une place essentielle dans l'utilisation d'Internet.

Le clair obscur est la zone familière de partages d'éléments parfois personnels pensant s'adresser seulement à un groupe de proches. 

Les réseaux sociaux en "clair obscur" (Skyblog, Facebook, Friendster ...) jouent un rôle essentiel dans l'arrivée de l'expression "sur le web", consistant à parler de soi, tout en s'exposant dans des espaces à visibilité restreintes. Les liens forts ne sont donc pas au centre des échanges sur Internet.

Le contact avec des inconnus ainsi que les contacts intimes avec les proches ne sont pas ceux qui sont les plus modifiés dans l'organisation de la sociabilité par les réseaux sociaux numériques.

Les classes aisées ont toujours eu un répertoire plus important que les classes moyennes dont les relations entretenues sont plus faibles.

La conversation numérique que permet les liens faibles restreint l'espace relationnel des individus et leurs permet d'échapper à la dictature des liens forts.

Elle permet donc des opportunités sociales et culturelles qui se situent à proximité de leur cercle d’affinité. Le risque de nouvelles relations numériques serait donc d'intensifier l'écart entre les nouveaux liens et les relations de longues dates.